IRINA à l'honneur dans la presse locale par le journal MEDIABASK
Ce mois-ci, MEDIABASK nous consacre un article (paru le 14 janvier 2026) à travers un portrait de Quentin Duplantier, fondateur d'IRINA.
Des débuts dans un petit labo à Arbonne jusqu’à notre atelier d'aujourd'hui à Bidart, cet article retrace une aventure entrepreneuriale faite de passion, de travail et d'ancrage local.
Premiers fabricants de pâtes fraîches au Pays Basque, nous sommes fiers de proposer des produits avec une identité forte et de revisiter, grâce à nos ravioles, les recettes traditionnelles de notre terroir.
Merci à MEDIABASK pour cette belle mise en lumière, et merci à tous ceux qui nous accompagnent au quotidien.
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Voici l'article dans son intégralité.
Crédits : Mediabask
Date de parution : 14/01/2026
Journaliste : Felix Thommen
C’est dans son atelier de Bidart que Quentin Duplantier reçoit. En février prochain, sa petite société de six salariés fêtera un an de présence dans ces locaux “pré-disposés à [l’]accueillir”. Comprenez, calibrés pour assurer la production annuelle de 70 tonnes de pâtes fraîches. “Cela doit faire facilement 700 000 repas”, illustre le patron. L’arrivée imminente d’une nouvelle machine pourrait lui permettre de multiplier ce nombre par trois.
Volubile, il retrace son parcours à la tête d’Irina Pasta. Un projet débuté en décembre 2019, à quelques semaines de la pandémie de Covid-19. Par miracle, Quentin Duplantier parvient tout de même à se faire livrer sa première ligne de production avant que l’Hexagone ne se mette à l’arrêt. “J’étais dans le sous-sol de ma maison à Arbonne. J’avais un petit labo, un associé et Thierry qui est toujours employé. Ma femme m’aidait, ma belle-mère aussi”, raconte-t-il.
Coût de l’investissement ? 60 000 euros, une partie du fruit de la vente de son ancienne boîte de peinture. Car à seulement 35 ans, l’entrepreneur traîne déjà derrière lui toute une carrière dans le bâtiment, l’héritage de parents “qui bossaient dans le BTP”. Pour perpétuer la tradition, le Lot-et-Garonnais d’origine débarque à 14 ans au Pays Basque comme interne au lycée professionnel Cantau d’Anglet. D’abord conducteur de travaux, il est propulsé, à tout juste 21 ans, responsable d’agence à Biarritz puis monte donc son entreprise en 2016, avant de la revendre trois années plus tard pour se mettre en quête d’un business à racheter dans l’agroalimentaire.
Sauce basque et légumes moches
“J’ai toujours été un peu épicurien, j’aime bien les bonnes choses”, dit-il. Jugées “trop chères pour ce que ça générait”, les deux, trois pistes envisagées sont vites abandonnées. Le déclic survient alors que, comme à son habitude, il prépare ses pâtes fraîches à l’aide de son laminoir manuel. “Je vous jure que c’est vrai, assure Quentin Duplantier. J’ai fait un benchmark de ce qui existait dans le coin et j’ai vu qu’il n’y avait rien. C’est là que je me suis dit qu’il y avait peut-être un truc à faire”.
Tagliatelles, ravioles à la txistorra, à la piperade, au jambon de Bayonne, gnocchis au piment d’Espelette… le chef d’entreprise, qui fait sa farce lui-même, revisite les classiques à la sauce basque. “Je suis en train de travailler sur une raviole poulet basquaise”, révèle-t-il. “Pour sortir [s]on épingle du jeu”, il s’attache à ne se fournir que sur le territoire. Seuls ses légumes viennent d’une boutique située en région bordelaise et qui fait dans le “légume moche”, c’est-à-dire destiné à finir à la poubelle.
“Tout coûte cher”
Dans l’air du temps, le concept, artisanal et local, séduit notamment les cantines scolaires. “Ma plus grande fierté”, déclare le père de famille. Des épiceries fines, des grandes et moyennes surfaces distribuent également ses produits. “Le travail de fond commence à payer”, analyse celui qui se rêve en “leader de la pâte fraîche en Nouvelle-Aquitaine”. “C’est mon défi, poursuit-il. Que l’on sache qui je suis à Paris, je n’en ai rien à faire. Par contre, que dans dix ans les gens à Bordeaux sachent qui est Irina et que ce qu’ils mangent vient du Pays Basque, ça m’importe”.
Un pari à long terme alors que, de son propre aveu, se lancer dans une telle aventure s’apparente aujourd’hui encore à “une fausse bonne idée”. “Dans l’agroalimentaire, tout coûte cher et moi je vends des centimes. Il faut faire du volume. Dans le bâtiment, je suis arrivé avec rien et je suis reparti avec quelque chose en peu de temps. Là, j’ai des crédits sur le dos et je ne me paye pas convenablement tous les mois”, explique Quentin Duplantier.
Le chiffre d’affaires de l’année écoulée lui redonne néanmoins le sourire : 500 000 euros, soit un bond de 30 % en un an. “Je pense qu’on peut y arriver”, conclut-il enfin, optimiste.
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Crédit photo : @mediabask

